La propriété partagée expliquée à mesure que le système d’achat de maisons se développe

Le gouvernement britannique a annoncé un remaniement du régime de propriété partagée en Angleterre, dans le but d’aider davantage de ménages à acheter une maison.

Les plans dévoilés mardi permettront à un plus grand nombre de primo-accédants et de locataires de logements sociaux d’acheter partiellement leur maison, ainsi qu’à une vague de nouveaux logements, dont certains seront disponibles en copropriété.

Les changements affectent la propriété partagée en Angleterre, avec des règles différentes en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, car la politique du logement est décentralisée.

Qu’est-ce que la propriété partagée ?

Les régimes de propriété partagée impliquent l’achat d’une part d’un bien immobilier avec une hypothèque ou une somme forfaitaire, et le paiement d’un loyer pour le reste au propriétaire de la part restante.

La plupart des logements en copropriété sont détenus en partie par des associations de logement, mais certains conseils et promoteurs privés gèrent également des programmes similaires.

Environ 157 000 ménages vivraient en copropriété en Angleterre, ce qui représente moins de 1 % de l’ensemble des ménages.

Comment la propriété partagée évolue-t-elle ?

Les acheteurs doivent être en mesure d’acheter au moins 25 % d’une maison pour pouvoir bénéficier de ce régime en Angleterre. Le gouvernement prévoit maintenant de ramener la participation minimale à 10 %, car les règles actuelles signifient que même la propriété partielle reste inabordable pour de nombreux ménages.

D’autres changements devraient permettre aux copropriétaires actuels d’acheter plus facilement une plus grande partie de leur maison, selon un processus appelé « escalier ».

Quels sont les avantages de la propriété partagée ?

Ce type d’achat et de location partiels facilite l’accès au logement, car le dépôt de garantie et les versements hypothécaires nécessaires sont bien inférieurs à ceux d’un achat classique avec un prêt hypothécaire.

Les paiements mensuels de l’acheteur comprendront le loyer et les intérêts s’il achète avec un prêt hypothécaire à remboursement échelonné, mais aussi le remboursement du prêt, ce qui augmentera progressivement sa participation dans la propriété, laquelle pourra être accrue par l’achat de parts supplémentaires.

Quels sont les inconvénients ?

Une étude réalisée par le personnel de la Chambre des communes au début de l’année a montré que la propriété partagée est complexe à comprendre pour les acheteurs, les prêteurs et les fournisseurs.

Elle a également indiqué que la disponibilité des prêts hypothécaires est « limitée », que l’augmentation de la participation d’un copropriétaire est coûteuse et que la revente peut être difficile.

L’association caritative Shelter affirme que le gouvernement britannique devrait donner la priorité à la construction de logements sociaux réellement abordables, avertissant que de nombreux locataires n’ont pas d’économies et ne peuvent même pas se permettre de devenir copropriétaires.

Qui peut demander une propriété partagée ?

Les règles du gouvernement signifient que la propriété partagée n’est disponible que pour les ménages dont le revenu total est inférieur à 80 000 € par an, ou 90 000 € à Londres.

Les candidats doivent être soit des primo-accédants, soit d’anciens propriétaires qui n’ont plus les moyens d’acheter, soit des copropriétaires existants.

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